mardi 16 février 2010

Premier matin toute seule. Kunal est au travail. Toronto n'arrête pas de rouler même si une petite Québécoise fait irruption dans la ville - dehors, sur Eglinton, le trafic rugit comme toujours.

J'assiste au spectacle désolant qu'offre l'appartement ce matin. Des boîtes à moitié défaites. Le futon grand ouvert dans le salon. Une toile de Bouddha à peine entamée, posée sur son chevalet par terre. Mon chat, désorienté, qui passe d'une pièce à l'autre en miaulant son âme à qui veut bien l'entendre. Le pauvre, il doit s'ennuyer de Côte-des-Neiges...

Un brin de nostalgie m'envahit. Penser à autre chose, à tout prix... tiens, je vais faire du pain, dans mon robot boulanger Black & Decker flambant neuf. Ce n'est pas tant que Montréal me manque déjà, mais plutôt de faire le premier pas dans ma vie torontoise qui m'effraie. Je disais donc: 4 tasses de farine...

lundi 1 février 2010

Un autre départ.

Moins loin. Moins différent. Toronto n'a rien d'exotique. Ce n'est pas un village de brousse sans électricité ni eau courante où des Blancs badigeonnés de crème solaire se promènent à dos de dromadaire. À Toronto, les lumières s'allument et s'éteignent à l'effleurement d'une switch sur le mur, l'eau jaillit à flots des robinets et de la pomme de douche, et la notion de Blanc extraterrestre n'existe pas. Toronto, c'est encore un peu mon monde.

Mais à la fois c'est ailleurs.

Vite, alors: créer un blogue, pour que je puisse à nouveau partager mes découvertes. Mes rencontres. Mes réflexions. Et, surtout, pour ne pas perdre la plume, puisque lorsque j'écris le temps se fige, et n'existent plus que l'histoire, les mots et les lettres sur mon clavier.

Bloguer pour écrire, écrire pour partager, partager pour grandir, et surtout pour ne pas trop s'éloigner. Cinq heures de route, c'est déjà bien assez loin comme ça.